Le cap des 30 millions de Français vaccinés a été dépassé le 12 juin. 21,4% de la population totale et 27,4% de la population majeure ont reçu deux injections.

La semaine dernière, plus de 4 millions de doses de vaccin ont été injectées, indique ce mardi 15 juin le ministère de la Santé. Sur le mois de juin, 28 millions de doses au total sont attendues. A ce jour, 82% des plus  de 70 ans, 79% des plus de 60 ans, 75% des plus de 50 ans et 58% des 18-49 ans, ont reçu au moins leur première injection, a également précisé le ministère de la santé.

Ce mardi, la vaccination des adolescents a démarré.

SOMMAIRE :

Quel est le délai entre les deux doses de vaccin ?
Quel vaccin pour quel âge ?
Comment prendre rendez-vous ? Comment s’inscrire ?
Où se faire vacciner ?
Quelles sont les pathologies “à haut risque” et les comorbidités ?
Les femmes enceintes sont-elles prioritaires ?
Faut-il se faire vacciner si on a déjà été contaminé ?
Quelle est la durée de l’immunité conférée par le vaccin ?
Une fois vacciné, au bout de combien de temps est-on protégé ?
Faut-il faire un test PCR avant de se faire vacciner ?
Que se passe-t-il si on est contaminé entre deux injections ?
Efficacité : le vaccin protège-t-il de la contamination par le Covid-19 ?
La mutation du virus rend-elle la vaccination moins efficace ?
Que sait-on des effets secondaires ?
Faut-il continuer à porter un masque une fois vacciné ?
Le vaccin sera-t-il obligatoire ?

Quel est le délai entre les deux doses de vaccin ?

Olivier Véran annonce ce mardi 15 juin, que le délai d’administration entre les deux doses de vaccin contre le Covid-19 allait devenir plus flexible en France. La seconde dose sera ainsi injectée entre “21 et 49 jours après la 1ere injection“, soit entre 3 et 7 semaines. Actuellement, rappelons que le délai de référence était de 42 jours (6 semaines).Pourquoi changer ce délai entre les deux doses ? Le ministre de la Santé Olivier Véran souhaite ainsi booster les prises de rendez-vous pour les premières doses, afin de permettre aux Français qui le souhaitent de se faire vacciner avant de partir en vacances. En effet, le ministère de la Santé a rappelé que les deuxièmes doses ne pourraient pas être assurées sur les lieux de vacances, sauf cas exceptionnels.

“Vous hésitez à vous faire vacciner en juin parce que vous serez en vacances en juillet ? N’hésitez plus”, écrit le ministre de la Santé sur Twitter. “Nous modifions les systèmes de rendez-vous pour vous permettre de programmer votre rappel entre 21 et 49 jours après la 1ere injection”.

Autre raison : accélérer la protection de la population, face à la propagation des variants. Ce mardi, Olivier Véran a également précise que “2 à 4% de variant Delta sont actuellement détectés lors des tests en France.

Vous hésitez à vous faire vacciner en juin parce que vous serez en vacances en juillet ? N’hésitez plus. Nous modifions les systèmes de rendez-vous pour vous permettre de programmer votre rappel entre 21 et 49 jours après la 1ere injection.

— Olivier Véran (@olivierveran) June 15, 2021

Quel vaccin pour quel âge ?

Actuellement, 5 vaccins sont disponibles en France, dont 2 vaccin ARN messagers.

Quel vaccin pour les plus de 55 ans ? Vaccin ARN (Pfizer ou Moderna) en centre de vaccination, vaccin AstraZeneka, Janssen ou Moderna en pharmacie ou chez le médecin ou par un infirmier à domicile.
Quel vaccin pour les moins de 55 ans ? Vaccin ARN (Pfizer ou Moderna) en centre de vaccination ou Moderna en ville.

Comment prendre rendez-vous ? Comment s’inscrire ?

La prise de rendez-vous dans des centres de vaccination ne nécessite pas de consultation préalable du médecin, et pas d’ordonnance. Un questionnaire devra néanmoins être rempli une fois sur place pour s’assurer de l’absence de contre-indications (avez-vous eu le covid, avez-vous été vacciné contre la grippe au cours des 3 dernières semaines, avez-vous des symptômes, êtes vous allergique…).

Des créneaux de rendez-vous sont disponibles et de nouveaux continuent de s’ouvrir régulièrement. La prise de rendez-vous est possible :

Via le site Vite ma dose ! et/ou les plateformes de prise de rendez-vous Doctolib, Maiia, Keldoc…
Via le site internet https://www.sante.fr/  ;
En pharmacie ou chez votre médecin (médecin généraliste, médecin spécialiste, ou médecin du travail) pour les publics éligibles au vaccin AstraZeneca et Johson&Johnson ;
Via les dispositifs locaux mis à disposition pour aider à la prise de rendez-vous ;
Via les dispositifs d’aller-vers mis en place par la CNAM sous forme de campagne d’appels sortants à destination des personnes de plus de 75 ans qui ne sont pas encore vaccinées ;
En cas de difficulté, via le numéro vert national (0 800 009 110) qui permet d’être redirigé vers le standard téléphonique d’un centre ou d’obtenir un accompagnement à la prise de rendez-vous.

A noter que les patients “à haut risque” également concernés par la vaccination doivent se munir d’une prescription médicale de leur médecin traitant pour bénéficier de la vaccination sans critère d’âge.

Afin d’accompagner spécifiquement les personnes de 75 ans et plus souhaitant être vaccinées et n’ayant pas encore pu prendre rendez-vous, différents dispositifs nationaux d’aller-vers sont désormais déployés : une campagne d’appels sortants de l’Assurance maladie à destination des personnes de plus de 75 ans qui ne sont pas encore vaccinées ; un numéro coupe-file dédié : ce numéro est indiqué dans un SMS envoyé par l’Assurance maladie aux personnes de 75 ans et plus non vaccinées.

Où se faire vacciner ?

Pour résumer, si vous avez entre 55 et 59 ans (avec ou sans comorbidités), vous pouvez prendre rendez-vous auprès de votre médecin, votre infirmier ou de votre pharmacien qui vous vaccinera avec le vaccin Astra Zeneca. Les 1 700 centres de vaccination sont à disposition pour vacciner en priorité, avec les vaccins Pfizer et Moderna, les plus de 60 ans.

Les moins de 55 ans peuvent se faire vacciner en centre de vaccination ou en ville (médecin ou pharmacien, avec Moderna, Janssen, AstraZeneka).

>> Pour connaître le centre le plus proche de chez vous, vous pouvez demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien, ou consulter le site sante.fr ou appeler le numéro vert, le 0800 009 110.

Quelles sont les pathologies “à haut risque” et les comorbidités ?

Liste des “comorbidités”* prioritaires à la vaccination :

l’obésité (IMC >30) en particulier chez les plus jeunes,
BPCO et insuffisance respiratoire,
hypertension artérielle compliquée,
insuffisance cardiaque,
diabète de types 1 et 2,
insuffisance rénale chronique,
cancers récents de moins de trois ans,
transplantation d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques et trisomie 21

Par ailleurs, le ministère de la Santé a ouvert la vaccination le 18 janvier à des patients souffrant de pathologies particulièrement à risque**, quel que soit l’âge :

Atteintes de cancer et de maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie ;
Atteintes de maladies rénales chroniques sévères, dont les patients dialysés ;
Transplantées d’organes solides ;
Transplantées par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques ;
Atteintes de poly-pathologies chroniques, avec au moins deux insuffisances d’organes ;
Atteintes de certaines maladies rares (voire liste sur le site du ministère de la santé) 
Atteintes de trisomie 21.

Les jeunes de 16 et 17 ans souffrant d’une “pathologie à haut risque de forme grave” de Covid-19 sont autorisées à se faire vacciner avec le vaccin Pfizer-BioNTech en centre de vaccination. La liste des personnes concernées est disponible ici. Seul le vaccin Pfizer possède une AMM pour les 16-17 ans.

Les proches de personnes immunodéprimées, conformément à l’avis de la HAS, peuvent également être vaccinés afin de protéger les personnes immunodéprimées face à l’infection (stratégie dite du “cocooning”). Cela s’applique aux proches âgés de 16 ans et plus des immunodéprimés sévères (enfants ou adultes). Sont considérés comme proches d’une personne immunodéprimée :

les personnes résidant sous le même toit et âgées de plus de 16 ans ;
les personnes à son contact, de manière régulière et fréquente, à titre professionnel ou non, pour accomplir à son domicile des activités de la vie quotidienne.

“Toutes les personnes concernées ont accès à la vaccination en centre de vaccination sur présentation d’une attestation délivrée par le médecin traitant de la personne immunodéprimée, garantissant qu’il remplit l’une des conditions ci-dessus”, précise la Direction générale de la Santé.

Les femmes enceintes sont-elles prioritaires ?

Les femmes enceintes avec ou sans comorbidités, à partir du deuxième trimestre de la grossesse, font désormais partie des populations prioritaires pour la vaccination contre le Covid-19, a indiqué la Direction générale de la santé (DGS) dans un DGS-Urgent envoyé ce 3 avril aux professionnels de santé.

Les femmes devront être immunisées grâce aux vaccins à ARN messager (Pfizer ou Moderna), puisque le vaccin AstraZeneca est désormais réservé aux plus de 55 ans.

La DGS va ainsi dans le sens des recommandations du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et de l’Académie de médecine qui s’étaient aussi prononcés pour que la grossesse soit considérée comme un facteur de risque de forme grave en cas d’infection par le SARS-CoV-2.

La HAS n’avait pas inclus les femmes enceintes dans les cibles vaccinales en raison de l’absence de données dans les essais cliniques pour cette population. Elle avait néanmoins laissé le choix aux médecins et sages-femmes de les vacciner “au cas par cas”, en particulier lorsqu’elles présentaient des comorbidités (surpoids, hypertension, diabète…) et d’autant plus si elles étaient susceptibles d’être en contact avec des personnes infectées du fait de leur activité professionnelle.

Faut-il se faire vacciner si on a déjà été contaminé ?

Une dose de vaccin suffit si vous avez été contaminé par le Covid : “Les personnes déjà positives au Covid, disposant d’un test PCR récent par exemple, n’auront plus besoin d’avoir besoin deux injection de vaccin Pfizer ou Moderna, une suffira”, a déclaré Olivier Véran, s’appuyant sur un avis de la HAS du 12 février.

Que faut-il retenir ?

-Les personnes ayant fait une infection datée par le SARS-CoV-2 (symptomatique ou non) prouvée par une PCR ou test antigénique doivent être considérées comme protégées “pendant au moins 3 mois mais plus probablement 6 mois voire plus”, contre l’infection, estime la HAS.

“Il est donc recommandé de réaliser leur vaccination au-delà de 3 mois après l’infection, de préférence avec un délai proche de 6 mois.”

Une dose suffit quel que soit le vaccin utilisé. “La réponse immunitaire conférée par une dose unique chez les personnes déjà contaminées est équivalente à celle obtenue après deux injections pour les personnes n’ayant jamais fait d’infection, explique Elisabeth Bouvet, présidente de la commission technique des vaccinations de la HAS. Ces personnes ont une mémoire immunitaire et la vaccination agit comme un rappel donc il ne nous semble pas nécessaire de faire deux injections.”

Le problème c’est que certaines personnes peuvent avoir été contaminées sans le savoir. D’où cette idée de la HAS de déployer des tests sérologiques rapides dans les centres de vaccination. En pratique, les personnes vaccinées seraient piquées au bout du doigt juste avant leur première injection pour savoir si elles ont des anticorps contre le Covid-19. En cas de test positif, dont le résultat peut être obtenu en 15 minutes, elles n’auraient pas besoin de prendre rendez-vous pour une deuxième dose. L’objectif serait ainsi de mieux cibler les doses et in fine d’accélérer la campagne de vaccination.

Par ailleurs, la HAS préconise de maintenir deux doses dans deux cas : les personnes immuno-déprimées dont la réponse immune est de moindre qualité doivent faire les deux injections. D’autre part, en cas d’infection après la 1ère dose de vaccin, la HAS recommande d’attendre au moins 6 mois pour recevoir la seconde dose.

Enfin, en cas de symptômes prolongés après Covid-19, une consultation médicale adaptée est nécessaire avant la vaccination pour juger au cas par cas de l’intérêt de celle-ci.

Quelle est la durée de l’immunité conférée par le vaccin ?

La durée de l’immunité à long terme après une infection par le SARS-Co-V-2 est estimée à 13 mois, mais elle n’est actuellement pas confirmée. Par ailleurs, le nombre de cas publiés de réinfection dument documentés reste faible.

Pour l’heure on dispose d’un recul de quelques mois chez les personnes vaccinées au sein de l’essai clinique. “Ces personnes vont continuer à être suivies, de même que les personnes vaccinées en vie réelle, ainsi on disposera dans les deux ou trois mois prochains de données plus précises, explique Elisabeth Bouvier (HAS). Il n’est pas exclu de devoir renouveler la vaccination mais il est trop tôt pour le dire.”

Une fois vacciné, au bout de combien de temps est-on protégé ?

La protection n’est pas immédiate, elle s’exprime en théorie au bout de 10 à 12 jours après la première injection. Selon les résultats des essais cliniques, elle est quasi-nulle jusqu’à 10 jours, puis grimpe rapidement pour atteindre 90% après le 12e jour pour le vaccin de Pfizer BioNtech et après le 14e jour pour celui de Moderna. Il faut ensuite attendre une semaine après la deuxième injection, pour bénéficier d’une protection complète.

Faut-il faire un test PCR avant de se faire vacciner ?

Non, il n’est pas nécessaire de faire un test PCR avant de se faire vacciner. En cas de symptômes qui apparaîtraient avant la vaccination, il faut en revanche faire un test et s’isoler et attendre le résultat. Si on est effectivement positif, alors il n’y a pas d’indication à être vacciné.

Que se passe-t-il si on est contaminé entre deux injections ?

Le vaccin Pfizer, commercialisé sous le nom de COMIRNATY® et celui de Moderna, se font en deux injections séparées de 3 à 4 semaines. En cas de contamination entre les deux injections, il faut savoir que cela n’a pas de conséquences pour la santé de la personne vaccinée. C’est même l’inverse : la personne ayant déjà acquis une immunité, elle devrait faire une forme plus légère. La deuxième injection n’est alors pas nécessaire.

Efficacité : le vaccin protège-t-il de la contamination par le Covid-19 ?

Les publications des résultats des essais cliniques des vaccins Pfizer et Moderna font état d’une efficacité très importante, de respectivement 95% et 94% pour réduire les formes sévères.

L’efficacité du vaccin AstraZeneka est moindre mais satisfaisante, à 62 %. L’allongement de l’intervalle entre 2 doses jusqu’à 12 semaines s’accompagne d’une augmentation de l’efficacité vaccinale, souligne néanmoins le ministère de la Santé. Cette efficacité est par ailleurs similaire à l’efficacité du vaccin contre la grippe (autour de 60%).

Concrètement, ces vaccins sont efficaces pour protéger les personnes vulnérables, qui risquent de faire des formes sévères, voire d’en mourir. Ils réduisent la sévérité des symptômes.

Mais pour l’heure, on ne dispose pas de données confirmées pour savoir si les vaccins sont efficaces pour limiter la transmission du virus entre une personne vaccinée et un de ses proches non vacciné, donc en préventif. La stratégie est donc basée sur le bénéfice individuel, et non sur le bénéfice collectif.

Cela dit, des données préliminaires suggèrent également des effets sur le risque de transmission du virus. En savoir plus : le vaccin protège-t-il de la transmission ?

Pour l’heure, la recommandation aujourd’hui c’est de continuer à respecter les gestes barrières et en particulier le port du masque, même vacciné.

La mutation du virus rend-elle la vaccination moins efficace ?

C’est une nouvelle rassurante dans la campagne de vaccination contre le Covid-19 : les vaccins à ce jour autorisés en France (AstraZeneca, Prifzer BioNTech, Moderna, Janssen) sont “efficaces contre tous les variants à ce jour” a déclaré l’Organisation Mondiale de la Santé fin mai.

C’est notamment vrai pour le variant britannique, le variant brésilien et le variant sud-africain. Il est encore difficile de se prononcer pour le variant indien, pour l’heure moins répandu en France et en Europe.

Que sait-on des effets secondaires ?

Comme pour tout médicament ou vaccin, il y a des effets indésirables. musculaires, des malaises, de la fièvre et des frissons, qui disparaissent généralement en 5 à 7 jours après l’injection. Ces évènements indésirables sont moins fréquents après l’injection de la 1ère dose qu’après l’injection de la 2eme dose. Les évènements indésirables graves sont très rares.

En France, depuis la mise sur le marché des vaccins, la pharmacovigilance est assurée par l’Agence du médicament. Elle assure une veille des effets indésirables rapportés par les personnes vaccinées et fait des points réguliers chaque semaine. La majorité des effets correspond à “des effets indésirables attendus ou non graves, en particulier à des effets de réactogénicité comme par exemple la fièvre, les maux de tête et les nausées”, précise l’Agence du médicament.

Lire aussi

Pourquoi les effets secondaires sont-ils plus forts à la seconde injection ? 
Vaccin AstraZeneka et cas de thrombose : une reprise de la vaccination uniquement chez les plus de 55 ans 

Comment déclarer un effet indésirable ? Comme pour toute mise sur le marché de vaccin ou de médicament, la pharmacovigilance permet de suivre les effets indésirables. Les agences sanitaires des différents pays vont recenser tous les effets secondaires chez les vaccinés. En France, la procédure de pharmacovigilance est renforcée et comme pour tout médicament, chacun peut déclarer un effet indésirable sur la plateforme dédiée signalement-sante.gouv.fr.

Rappelons que le vaccin Pfizer et celui de Moderna sont déconseillés aux allergiques présentant des antécédents d’allergies graves de type anaphylactique ainsi que ceux allergiques à l’un des composants du vaccin, en attente de données complémentaires. La HAS recommande de surveiller attentivement les sujets vaccinés pendant au moins 15 minutes après la vaccination. Lire aussi notre article Allergiques, qui peut se faire vacciner ?

Faut-il continuer à porter un masque une fois vacciné ?

La vaccination n’est pas un gage de non-contagiosité, le vaccin empêche les formes graves mais n’empêche pas d’être porteur du virus et de transmettre le virus. Donc les gestes barrières sont complémentaires et restent indispensables une fois vacciné. La vaccination n’empêche pas de porter le masque.

Il est encore trop tôt pour dire “adieu” aux gestes-barrière…  a confirmé le Haut conseil de la santé publique (HCSP), qui recommande ainsi de “poursuivre l’application des mesures barrières en cette période, même en étant vacciné”.

Le vaccin sera-t-il obligatoire ?

“Je veux aussi être clair : je ne rendrai pas la vaccination obligatoire”, a affirmé Emmanuel Macron. Le ministère de la Santé souligne sur son site d’information sur la vaccination que “le vaccin ne sera pas obligatoire et la preuve de vaccination ne pourra donc pas être exigée. De plus, le consentement de la personne à la vaccination devra être recueilli au préalable.”

La vaccination ne sera pas obligatoire, car le gouvernement a fait “le choix de la confiance” a également martelé Jean Castex début décembre. “Il faut que nous soyons les plus nombreux à nous faire vacciner. Se faire vacciner c’est aussi protéger les autres, c’est un acte altruiste”, a insisté le chef du gouvernement, souhaitant que l’on atteigne un niveau de protection immunitaire suffisant pour reprendre une vie normale.

Sources :

Vaccination contre la Covid-19 : la HAS définit la stratégie d’utilisation du vaccin Comirnaty ®
Vaccination contre la Covid-19 : la HAS inclut le vaccin de Moderna dans la stratégie vaccinale
AstraZeneca : la HAS recommande son utilisation chez les professionnels de santé et les personnes de 50 à 64 ans
Foire aux questions : la vaccination contre la COVID-19
Dossier vaccination Covid du ministère de la Santé
Vaccination Covid : quel calendrier ? 
Conseil scientifique, avis du 12 janvier 2021

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