Alors qu’elle doit faire des examens de routine pour la surveillance de sa grossesse, l’infirmière Nina, héroïne de la série télévisée diffusée actuellement sur France 2, apprend qu’elle est atteinte d’une maladie auto-immune appelée syndrome des anti-phospholipides (SAPL). Une maladie qui risque d’empêcher le bon déroulé de sa grossesse.

C’est quoi le SAPL ?

Le syndrome des anti-phospholipides est une maladie auto-immune, c’est-à-dire liée à un trouble des défenses immunitaires. Alors que normalement nos anticorps ne s’attaquent qu’aux éléments extérieurs à l’organisme, comme les virus ou les bactéries, chez les personnes atteintes d’une maladie auto-immune, les anticorps se retournent contre les propres cellules de l’organisme. Dans le cas du SAPL, les anticorps se retournent contre les phospholipides, qui sont les constituants principaux des membranes des cellules.

Cette maladie touche quatre à cinq fois plus de femmes que d’hommes : environ une personne sur 2400 serait concernée par le SAPL.

Par quoi se manifeste un SAPL ?

Les manifestations de la maladie sont pour la plupart liées à l’obstruction des vaisseaux car la coagulation du sang se fait de façon excessive et provoque des caillots sanguins. Le patient peut souffrir de :

La formation de caillots à répétition dans les vaisseaux sanguins (thromboses veineuses)
La baisse du taux de plaquettes sanguines qui sont les éléments du sang responsables de la coagulation (thrombocytopénie).
Des atteintes des valves cardiaques (valvulopathie).
Un risque élevé de fausses couches chez la femme enceinte.

Mais le SAPL peut être responsable également d’accidents vasculaires cérébraux et, plus rarement, d’un infarctus du myocarde.

Quels risques en cas de grossesse ?

Comme on l’apprend dans la série médicale Nina, le syndrome des anti-phospholipides augmente aussi le risque de fausse couche chez les femmes enceintes. Si les grossesses sont tout de même possibles, la présence d’anticorps anti-phospholipides augmente considérablement le risque d’avortement spontané, à n’importe quel moment de la grossesse. Les médecins pensent que ces fausses couches surviennent à cause de thromboses placentaires, qui bouchent les vaisseaux qui permettent d’apporter l’oxygène et les nutriments au fœtus grâce au placenta.

Le risque que le foetus grandisse plus lentement et qu’il naisse prématurément est également augmenté. Et au moment de l’accouchement, il y a une augmentation du risque d’éclampsie, qui se traduit par des crises convulsives et une augmentation de la pression à l’intérieur du crâne chez la mère, potentiellement fatale à la future maman ou au bébé. Fort heureusement, les traitements anti-coagulants permettent de mener 80% des grossesses à terme.

Quel est le traitement du SAPL ?

Il n’existe pas à proprement parler de traitement qui permette de guérir du syndrome des anti-phospholipides, mais il est possible de prévenir les coplications lorsque la maladie a été diagnostiquée. Le traitement (souvent pris à vie) vise surtout à empêcher la formation de caillots en fluidifiant le sang à l’aide d’anticoagulants. Comme ces médicaments peuvent être dangereux pour le foetus, pendant la grossesse les anti-coagulants sont la plupart du temps remplacés par de l’aspirine à faible dose.

Source : Orphanet, le portail des maladies rares de l’Inserm

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