C’est (peut-être) la bonne nouvelle de la journée : selon une récente étude du CHRU de Montpellier, le nombre d’hospitalisations pour tentative de suicide a nettement baissé lors du premier confinement (au printemps 2020) par rapport à la même période, au printemps 2019.

Dans le détail, les chercheurs (membres de la Fondation FondaMental) ont recensé 10 400 tentatives de suicide en France au cours du premier confinement – entre le 17 mars et le 11 mai 2020.

Par rapport à 2019, les scientifiques ont observé une “réduction significative du nombre global des tentatives de suicide“, en particulier pour les tentatives de suicidenon-sévères” (comprendre : ne nécessitant pas de soins intensifs), les tentatives de suicide chez les femmes et chez les Français de moins de 30 ans.

Le nombre de tentatives de suicide sévères n’a pas changé

Comment expliquer cette (surprenante) baisse ? Les chercheurs (qui précisent que des résultats “concordent avec la baisse observée dans les autres pays pendant les périodes de confinement“) avancent plusieurs hypothèses : “le sentiment collectif d’entraide, observé pendant les périodes de crise nationale“, “l’adaptation à une nouvelle forme de travail (télétravail, diminution des heures)” et “les aides financières“.

Cette information porteuse d’espoir doit toutefois être nuancée. D’abord, comme le soulignent les scientifiques, parce que “le nombre des tentatives de suicide sévères [requérant des soins intensifs] n’a pas changé“. Ensuite parce que cette baisse statistique “pourrait s’expliquer par la non-hospitalisation des cas de tentatives de suicide non-sévères en raison de l’accès limité aux Urgences, contrairement aux tentatives les plus graves“.

Pensées suicidaires : surtout, ne pas rester seul(e) avec sa souffrance

Enfin parce que la santé mentale des Français ne fait que se dégrader depuis le début de l’épidémie de Covid-19 : selon Santé Publique France, près d’1 Français sur 5 souffre aujourd’hui d’un “état dépressif” – cela concerne surtout les jeunes (18-24 ans et 25-34 ans), les inactifs et les personnes en situation de précarité…

On le rappelle : en cas de pensées suicidaires, le mieux reste d’en parler à un proche ou à un professionnel de santé (médecin traitant, infirmier/ière, pharmacien(ne)…). Il existe également des organismes d’écoute et de soutien : le numéro national (0 800 858 858), la Fondation SOS Suicide Phenix France (01 40 44 46 45) ou encore Suicide Écoute (01 45 39 40 00). Surtout, ne pas rester seul(e).

Source : communiqué de presse Fondation FondaMental.

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