Plus de 200 000 interventions ont lieu chaque année sur les ménisques, des petits cartilages semi-circulaires situés entre le tibia et le fémur, qui jouent le rôle d’amortisseurs et de stabilisateurs du genou, permettant d’améliorer la mobilité et d’amortir les charges. “C’est de loin l’opération ostéoarticulaire la plus pratiquée en France”, explique le Dr Nicolas Pujol, coauteur, avec d’autres confrères de la Société francophone d’arthroscopie (SFA), du manifeste “Sauvons les ménisques.

“Le concept de la préservation du ménisque abîmé est né dans les années 80, mais a réellement pris son essor dans les années 2000” souligne la SFA. Il repose sur 3 grands traitements :

La réparation du ménisque
L’abstention de tout geste chirurgical
L’ablation la plus partielle possible du ménisque si nécessaire.

Ménisque : pourquoi ça s’abîme ?

Les altérations du ménisque peuvent être une conséquence du vieillissement. On se relève un peu rapidement… et le ménisque, déjà bien usé, se fragmente. Certaines activités professionnelles qui associent le port de charges lourdes, un travail accroupi et des mouvements en rotation sont également pourvoyeuses de lésions.

Mais les déchirures méniscales sont aussi très fréquentes chez les sportifs, amateurs ou de haut niveau. Des “sports de pivot” comme le foot, le tennis, le ski, sollicitent beaucoup les ligaments croisés et les ménisques. Craquements dans l’articulation, genou gonflé et douloureux sont autant de signes d’une déchirure. Le genou peut même être “bloqué” quand un fragment de ménisque s’est déplacé.

“Certains ménisques abîmés peuvent être réparés, et doivent l’être. D’autres ne peuvent qu’être retirés… mais en partie si possible” insiste la SFA.

Ménisques : pourquoi les conserver ?

Pendant longtemps, la règle était d’enlever les ménisques abîmés. Pourtant, ces coussinets amortisseurs sont précieux. S’ils sont retirés, l’articulation est moins stable et, surtout, le risque de survenue d’une arthrose du genou est accru. D’après une étude de la Société française d’arthroscopie, les personnes à qui on a retiré le ménisque interne ont en effet 20 % de risques supplémentaires d’avoir de l’arthrose au-delà de 10 ans et ce pourcentage double pour le ménisque externe.

La solution consiste donc à réparer un ménisque déchiré chaque fois que c’est possible. Dans au moins 15 % des cas, le ménisque pourrait être suturé. En pratique, il ne l’est que dans 5 % des interventions. La marge d’amélioration est importante ! “On insère une petite caméra de chaque côté du tendon rotulien et on recoud les morceaux sous arthroscopie”, explique le Dr Pujol. Les chirurgiens obtiennent de bons résultats dans 90% des cas.

Mais quand cette intervention n’est pas faisable, le mieux est …

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