Marcher longtemps avec des chaussures inadaptées contribue à la plupart des maux qui affligent nos pieds, sans compter qu’ils se répercutent généralement sur notre squelette et nos articulations. Il ne s’agit pas de renoncer définitivement aux escarpins lors d’un dîner en amoureux ou d’un entretien d’embauche, en revanche mieux vaut les oublier pour la séance de shopping ou l’après-midi à piétiner au musée. Pour trouver chaussure à votre pied :

#1 Faites les essayages en fin de journée

Quand vos pieds sont gonflés. Et ne croyez pas le vendeur qui vous dit que “les chaussures vont se faire”. Si vous ne vous sentez pas à l’aise tout de suite, ne les achetez pas. Vos souliers ne doivent être ni trop larges, pour bien maintenir le pied, ni trop étroits, pour ne pas entraver la circulation sanguine, ou comprimer les orteils et créer des zones de friction. On laisse 1 cm entre les orteils et le bout de la chaussure. Et on respecte l’anatomie de ses pieds.

#2 Soyez attentive à la hauteur du talon

C’est bien connu, les stilettos nuisent à la santé du pied. Au-delà de 6 cm, la pression est trop importante sur l’avant du pied. Cet équilibre instable augmente les risques d’entorse de la cheville, de douleur aux genoux, de lombalgie, de déformation des orteils, de cors et durillons. Si vous ne voulez pas ranger définitivement au placard vos Louboutin, sortez-les uniquement pour les occasions spéciales, comme un dîner chic, quand vous n’aurez pas besoin de trotter des kilomètres.

Quant aux ballerines, elles ne font pas mieux. Marcher trop à plat expose en effet à des tendinites et douleurs au talon. L’idéal ? Un talon de 3 à 4 cm.

#3 Portez vos baskets avec modération

Car elles ne sont pas si inoffensives qu’elles en ont l’air. Quand elles sont portées tous les jours, le pied s’affaisse et s’élargit. Dans ces chaussures, il a aussi tendance à “macérer”, favorisant les mycoses. On les utilise donc pour ce qu’elles sont faites : du sport. Et on les choisit en fonction de sa discipline : les chaussures de tennis, par exemple, seront plus rigides sur les côtés pour stabiliser la cheville et éviter l’entorse.

#4 Choisissez les bons matériaux

Du cuir pour les chaussures, du coton pour les chaussettes. La semelle doit être semi-rigide, les contreforts doivent être suffisamment rigides eux aussi. On vérifie en passant la main à l’intérieur qu’il n’y a pas de coutures susceptibles d’irriter le pied. Les lacets sont à préférer aux scratchs, car ils permettent de mieux ajuster les chaussures.

Les règles à adopter en été

La chaussure idéale l’été est ouverte, mais tenue dernière, avec au minimum 2 cm de talon et une semelle assez amortissante quand même. Un cahier des charges qui peut correspondre à pas mal de sandales. Encore faut-il jouer subtilement avec les lanières : les écarter pour loger un début dhallux valgus par exemple, mais veiller à ce qu’elles ne blessent pas (les pansements pour protéger des ampoules gâchent un peu l’effet glamour). 
On évite de mettre la même paire de chaussures deux jours de suite, pour leur laisser le temps de s’aérer et d’éventuellement sécher la transpiration.
On réserve les tongs pour la piscine et la plage, où elles évitent d’attraper mycose et verrue plantaire. Ou on les adopte comme chaussons pour faire prendre l’air à un hallux valgus à la maison.

Comment savoir si on a besoin de semelles adaptées ?

Face à une douleur de la plante des pieds ou du talon handicapant un sportif, le choix de chaussures plus adaptées peut suffire. Sinon, la réalisation de semelles orthopédiques (orthèses plantaires) offre souvent la meilleure solution.

En présence d’un névrome de Morton, cette compression d’un nerf plantaire touchant les femmes trois fois sur quatre, et occasionnant des douleurs vives à la marche : des semelles confectionnées sur mesure et munies de scratch pour changer de chaussures se révèlent super efficaces pour effacer durablement douleur et handicap. A essayer absolument avant de penser chirurgie.

Lorsque des orteils en griffe ou en marteaux viennent compliquer un hallux valgus, c’est encore la confection de petites orthèses en silicone qui aidera à maintenir les orteils droits, et elles seront même parfois conjuguées à des semelles pour mieux répartir les appuis.

“Le podologue a la compétence pour confectionner toutes ces orthèses, précise Cécile Blanchet-Richardot, podologue. Mais il faut une prescription initiale d’un médecin pour que le patient soit remboursé. Ensuite, le podologue peut la renouveler pendant trois ans”. Une paire d’orthèses plantaires coûte entre 100 et 250 € selon la région, remboursés 16 € à la plupart des patients. Heureusement, la plupart des mutuelles complètent la différence.

Les experts :

Muriel Montenvert, pédicure-podologue, secrétaire générale de l’Union Française pour la Santé du Pied (UFSP)
Cécile Blanchet-Richardot, membre du conseil de l’ordre des pédicures-podologues, exerce en libéral et en institution.

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